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Nouveau stade des Expos : beaucoup d'options excitantes
15 sept. 2026 · 343 vues
OÙ JOUERONT-ILS?Pendant longtemps, la réponse semblait presque automatique : dans un nouveau stade construit près du centre-ville.
C'était la conclusion des principales études réalisées sur le retour du baseball majeur à Montréal et c'était également la direction prise par le groupe de Stephen Bronfman.
Mais en 2026, la situation est beaucoup plus intéressante.
D'un côté, le Projet Peanut cherche officiellement des terrains pour un éventuel nouveau stade de baseball majeur et un quartier à usage mixte.
De l'autre, Québec investit déjà 870 millions de dollars dans la nouvelle toiture du Stade olympique, dont la réouverture est prévue en 2028. Et le gouvernement vient d'autoriser une nouvelle étape de planification visant à moderniser les gradins et les espaces d'hospitalité de l'enceinte.
Deux avenues très différentes commencent donc à se dessiner.
Construire un véritable nouveau ballpark montréalais?
Ou transformer suffisamment le Stade olympique pour qu'il puisse redevenir le domicile d'une équipe professionnelle?
Avant d'imaginer notre stade idéal, commençons par séparer clairement ce qui existe réellement de ce que nous allons proposer nous-mêmes.
CE QUI EXISTE RÉELLEMENTLe Projet Peanut cherche officiellement un terrain
C'est le développement le plus récent.
Le 4 septembre 2026, le Projet Peanut a publié une demande de propositions foncières afin d'identifier différents sites susceptibles d'accueillir un éventuel stade de baseball majeur dans le Grand Montréal.
Il ne s'agit pas d'un concours pour choisir immédiatement le futur terrain des Expos.
La démarche est décrite comme préliminaire, exploratoire et non contraignante.
Aucune franchise n'a été accordée à Montréal par la MLB et aucun stade n'est actuellement approuvé.
Mais la recherche immobilière, elle, est bien réelle.
Et le document publié par le Projet Peanut nous apprend beaucoup sur le type de site recherché.
Le groupe privilégie les terrains situés dans ou près du centre de Montréal, particulièrement à proximité du centre-ville, de Griffintown, du Vieux-Montréal et de Bridge-Bonaventure.
Le transport collectif constitue une priorité importante : métro, REM, train de banlieue, autobus ainsi que réseaux piétonniers et cyclables.
Le groupe accorde également beaucoup d'importance à la possibilité de se rendre au stade à pied depuis des quartiers résidentiels, des hôtels, des restaurants, des secteurs touristiques et des centres d'emploi.
Et surtout, le Projet Peanut ne cherche pas nécessairement un immense terrain vacant.
Il se dit ouvert aux propriétés industrielles, aux terrains sous-utilisés, aux stationnements, aux assemblages de plusieurs propriétés et à différentes possibilités de redéveloppement.
Pourquoi?
Parce que l'objectif dépasse largement le stade.
Le Projet Peanut cherche également à créer un quartier à usage mixte dont le stade constituerait l'élément central, avec des fonctions potentielles de divertissement, d'hôtellerie, de commerce, de logement, de culture et d'espaces publics.
Voilà ce qui est officiellement recherché aujourd'hui.
Montréal étudie des sites depuis plus de dix ans
La réflexion n'a évidemment pas commencé en 2026.
En 2013, une étude de faisabilité réalisée par EY pour Projet Baseball Montréal et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain avait évalué le retour potentiel d'une franchise de la MLB.
L'étude partait alors d'une prémisse importante : un nouveau stade situé à proximité du centre-ville.
Cinq emplacements avaient été examinés :
l'autoroute Bonaventure;
le bassin Wellington;
l'ancien Hôpital de Montréal pour enfants;
l'Hippodrome;
le Stade olympique.
Ce sont donc de véritables sites étudiés à l'époque, et non nos propositions.
L'étude soulignait notamment l'importance de la proximité du centre-ville, du transport collectif, du coût des terrains et des infrastructures nécessaires.
Le contexte a énormément changé depuis 2013. Certains terrains ont évolué, des projets urbains sont apparus et les conditions économiques ne sont évidemment plus les mêmes.
Cette liste ne doit donc pas être interprétée comme celle des cinq candidats actuels du Projet Peanut.
Elle démontre simplement qu'une partie importante de Montréal a déjà été analysée dans le passé.
Bridge-Bonaventure possède un véritable historique
Le secteur Bridge-Bonaventure mérite une attention particulière parce qu'il revient à plusieurs étapes de l'histoire récente du dossier.
Le bassin Wellington figurait déjà parmi les sites analysés dans l'étude de 2013.
Quelques années plus tard, le groupe dirigé par Stephen Bronfman s'est à son tour intéressé au secteur dans le cadre de son projet de retour du baseball à Montréal.
Et aujourd'hui, Bridge-Bonaventure est explicitement nommé parmi les secteurs privilégiés dans la recherche foncière du Projet Peanut.
Cela ne signifie pas que Bridge-Bonaventure a été choisi.
Mais contrairement à certains endroits qu'on pourrait simplement imaginer sur une carte, son association avec un éventuel stade de baseball montréalais possède un véritable historique documenté.
Et pendant ce temps, le Stade olympique est déjà en chantier
C'est ici que la situation devient beaucoup plus intéressante.
Pendant que le Projet Peanut cherche un terrain pour un éventuel nouveau stade, Montréal possède déjà une enceinte de plus de 50 000 places en pleine transformation.
Le gouvernement du Québec a autorisé en 2024 le remplacement de la toiture du Stade olympique pour un coût de 870 millions de dollars.
Ce chantier est actuellement en réalisation.
L'ancienne toiture a été démantelée en 2024.
En 2025, le travail s'est concentré sur le démantèlement et la reconstruction de l'anneau technique.
Et la phase 2026-2027 porte sur la fabrication, l'assemblage et l'installation de la nouvelle toiture.
Le chantier est donc bien réel et très avancé.
Les photos publiées par le Parc olympique durant l'été 2026 montrent notamment les nouvelles structures, les câbles, les fermes de toiture, le tablier métallique, l'isolant et le pare-vapeur en cours d'installation.
La réouverture du Stade est prévue en 2028.
Il faut aussi préciser une chose importante : la nouvelle toiture sera fixe, et non rétractable.
Elle doit permettre au Stade de retrouver une exploitation à l'année.
Et maintenant, Québec veut aussi moderniser l'intérieur
C'est probablement l'élément qui change le plus la conversation lorsqu'on parle d'un éventuel retour des Expos.
Le 17 juillet 2026, le gouvernement du Québec a autorisé le Parc olympique à entreprendre une nouvelle étape de développement technique pour moderniser l'intérieur du Stade.
Deux éléments sont spécifiquement visés.
Les gradins.
Et les espaces d'hospitalité, notamment les loges.
Pour les gradins, l'objectif annoncé est de rapprocher les spectateurs de l'action et d'améliorer les lignes de vue.
Pour les espaces d'hospitalité, Québec souhaite offrir une expérience davantage comparable à celle des grandes enceintes modernes.
Et un passage de l'annonce gouvernementale est particulièrement intéressant lorsqu'on pense au baseball.
Parmi les objectifs de cette modernisation figure la possibilité de permettre au Stade de conclure des ententes de résidence de longue durée avec des équipes sportives professionnelles.
Attention cependant.
Cela ne signifie absolument pas que Québec rénove le Stade olympique pour les Expos.
Aucune annonce officielle ne fait ce lien.
Aucune entente avec une franchise de baseball n'existe.
Et le développement technique des nouveaux gradins et des espaces d'hospitalité ne signifie pas encore que l'ensemble de ces travaux sera automatiquement réalisé.
Le Parc olympique doit notamment travailler sur les solutions techniques et négocier des contributions financières de partenaires privés avant une éventuelle inscription des travaux au Plan québécois des infrastructures 2027-2037.
Mais une chose est maintenant certaine :
on ne peut plus analyser le Stade olympique comme s'il était encore celui que les Expos ont quitté en 2004.
Le bâtiment est déjà en transformation et son intérieur pourrait l'être davantage.
CE QUI N'EXISTE PAS ENCOREAvant d'aller plus loin, voici donc exactement où nous en sommes.
Il n'existe actuellement aucun nouveau stade des Expos approuvé.
Le Projet Peanut n'a choisi aucun terrain.
La MLB n'a accordé aucune franchise à Montréal.
Il n'existe aucun plan officiel annonçant que les Expos retourneront au Stade olympique.
Il n'existe pas non plus de projet officiel transformant l'intérieur du Stade spécifiquement pour le baseball majeur.
La nouvelle toiture du Stade olympique est réelle et en construction.
La modernisation des gradins et des espaces d'hospitalité est officiellement en développement technique.
La recherche de terrains du Projet Peanut est réelle.
Tout ce qui suit, maintenant, vient de nous.
NOS PROPOSITIONS : MAINTENANT, ON S'AMUSEÀ partir des projets existants et des critères connus, imaginons ce que nous ferions si on nous donnait carte blanche.
Ce ne sont pas les plans du Projet Peanut.
Ce ne sont pas les plans du gouvernement.
Ce sont simplement nos concepts pour les nouveaux Expos.
NOTRE CONCEPT 1 : Transformer radicalement le Stade olympique
Il y a quelques années, nous aurions probablement placé cette option beaucoup plus bas.
Aujourd'hui, elle mérite d'être complètement réévaluée.
Pourquoi?
Parce que le toit de 870 millions est déjà en construction.
Parce que le Stade rouvrira en 2028.
Parce que Québec travaille maintenant sur de nouveaux gradins et de nouveaux espaces d'hospitalité.
Et parce que l'objectif officiel inclut la possibilité d'accueillir une équipe professionnelle en résidence à long terme.
Alors allons jusqu'au bout de l'exercice.
Ce que nous ferions
Nous ne remettrions surtout pas simplement un terrain de baseball au milieu du Stade olympique actuel.
Nous transformerions l'expérience intérieure.
Notre première priorité serait de rapprocher énormément les spectateurs du diamant.
Les anciens Expos jouaient dans une enceinte polyvalente. Certaines sections étaient beaucoup trop éloignées du terrain et 20 000 spectateurs pouvaient sembler perdus dans un bâtiment immense.
Nous chercherions donc une véritable configuration baseball.
Environ 30 000 à 35 000 places disponibles pour les matchs réguliers, avec la possibilité d'ouvrir davantage de sections lors des grands événements.
Les niveaux supérieurs inutilisés pourraient être masqués ou intégrés visuellement afin de créer une enceinte beaucoup plus intime.
Nous ajouterions des terrasses derrière le champ extérieur, des restaurants donnant sur le terrain, de nouvelles loges, des sections debout et de grands espaces sociaux.
L'objectif serait étrange mais fascinant :
construire un ballpark moderne à l'intérieur du Stade olympique.
Et puisque la nouvelle toiture fixe est déjà en construction, nous n'inventerions évidemment pas un toit rétractable.
Notre maquette respecterait l'architecture extérieure du Stade et sa future toiture réelle, mais réimaginerait complètement l'expérience baseball à l'intérieur.
Pourquoi ça pourrait être intéressant
L'infrastructure existe déjà.
Le métro Pie-IX arrive directement au Parc olympique.
Le site peut accueillir énormément de personnes.
Et surtout, une partie considérable des investissements nécessaires à la remise à niveau générale du Stade est déjà engagée indépendamment d'un éventuel retour des Expos.
Cela ne signifie pas que convertir l'intérieur pour la MLB serait économique.
Nous n'avons aujourd'hui aucun chiffre permettant de l'affirmer.
Mais le scénario mérite désormais d'être étudié beaucoup plus sérieusement qu'il y a quelques années.
CONCEPT 2 : Bridge-Bonaventure : construire le vrai nouveau ballpark des Expos

Si nous choisissions plutôt de repartir de zéro, Bridge-Bonaventure serait notre premier choix.
Ici encore, le secteur est réel.
Son historique baseball est réel.
Son intérêt dans la recherche actuelle du Projet Peanut est réel.
Mais notre stade serait entièrement fictif.
Ce que nous construirions
Un stade d'environ 32 000 places.
Compact.
Extérieur.
Très urbain.
Et surtout orienté pour que Montréal fasse partie du spectacle.
Nous chercherions une vue spectaculaire sur le centre-ville derrière le champ extérieur.
Architecturalement, nous éviterions un stade futuriste générique.
Nous utiliserions plutôt des matériaux associés au caractère industriel de Montréal : brique, acier, verre et bois.
Le stade serait ensuite entouré d'un véritable quartier.
Restaurants.
Bars.
Microbrasseries.
Hôtel.
Logements.
Bureaux.
Places publiques.
Le but serait qu'on puisse aller dans le « quartier des Expos » même lorsqu'il n'y a aucun match.
Et pendant les 81 journées de baseball, le stade deviendrait son cœur.
CONCEPT 3 : Un stade sur le Saint-Laurent

Celui-ci est notre scénario carte postale.
Nous ne prétendons pas avoir identifié aujourd'hui un terrain riverain précis, disponible et réalisable.
C'est important.
Ce scénario est purement conceptuel.
Mais imaginons qu'un assemblage de terrains permette de construire un stade suffisamment près du Saint-Laurent.
Nous ferions alors du fleuve la signature visuelle du ballpark.
Un stade d'environ 30 000 à 32 000 places.
Une grande ouverture derrière le champ extérieur.
Le fleuve visible.
Les ponts au loin.
Une promenade publique autour d'une partie du stade.
Des terrasses donnant sur l'eau.
L'objectif serait qu'une image télévisée d'un match permette immédiatement de reconnaître Montréal.
San Francisco possède sa baie.
Pittsburgh possède ses ponts.
Baltimore possède Camden Yards.
Montréal aurait le Saint-Laurent.
Probablement notre plus beau concept.
Possiblement notre moins réaliste.
Mais on avait dit qu'on s'amusait.
CONCEPT 4 : Le stade du centre-ville

Dernière proposition : aller encore plus loin dans l'intégration urbaine.
Ici, nous ne voulons pas nécessairement un immense quartier construit autour du stade.
Nous voulons insérer le stade directement dans la ville existante.
Un terrain compact.
Des bâtiments tout autour.
Un hôtel avec des chambres donnant sur le terrain.
Des restaurants au rez-de-chaussée.
Des logements.
Des bureaux.
Des places piétonnes.
Le baseball ferait littéralement partie du centre-ville.
On termine le travail.
On marche jusqu'au stade.
On soupe.
On regarde les Expos.
On rentre en métro.
Pour une équipe qui doit attirer des spectateurs 81 fois par année, cette facilité d'utilisation pourrait être extrêmement importante.
ALORS, NOUVEAU STADE OU STADE OLYMPIQUE?
C'est finalement la question la plus intéressante.
Et contrairement à ce qu'on aurait pu écrire il y a quelques années, la réponse n'est plus évidente.
Le scénario du nouveau stade possède des avantages considérables.
On pourrait construire dès le départ une enceinte conçue uniquement pour le baseball.
Choisir la capacité idéale.
Créer les bonnes lignes de vue.
Intégrer les technologies modernes.
Choisir exactement l'orientation du terrain.
Et surtout développer tout un quartier autour de l'équipe.
C'est précisément le type de possibilité que recherche actuellement le Projet Peanut.
Mais le Stade olympique possède maintenant un argument qu'il n'avait pas auparavant :
Québec est déjà en train d'investir massivement dedans.
La toiture n'est plus une promesse.
Elle est en chantier.
La réouverture de 2028 est planifiée.
Et le gouvernement travaille officiellement sur une modernisation intérieure visant notamment à rapprocher les spectateurs de l'action et à permettre des résidences sportives professionnelles de longue durée.
Cela ne fait pas du Stade olympique le futur domicile des Expos.
Mais cela en fait désormais un scénario qu'il serait difficile d'ignorer.
NOTRE CLASSEMENT, POUR LE PLAISIRSi on devait aujourd'hui dessiner les quatre scénarios sans prétendre connaître les contraintes financières finales, notre classement serait probablement celui-ci.
1. Bridge-Bonaventure — le nouveau ballpark
C'est encore notre rêve.
Un stade construit spécialement pour le baseball, près du centre-ville, entouré d'un véritable quartier des Expos.
2. Stade olympique 2.0
C'est maintenant notre grande curiosité.
Pas un retour nostalgique dans le Stade de 2004.
Une transformation radicale de l'intérieur d'une enceinte dont la toiture et plusieurs infrastructures sont déjà en pleine modernisation.
3. Saint-Laurent
Le rêve visuel.
Potentiellement l'un des plus beaux stades du baseball s'il existait réellement un terrain permettant de le réaliser.
4. Ballpark de centre-ville
Le scénario le plus urbain : compact, dense et complètement intégré à Montréal.
Et ce classement pourrait changer.
Parce que nous ne connaissons pas encore les terrains qui seront proposés au Projet Peanut.
Parce que nous ne connaissons pas encore la forme finale que pourrait prendre la modernisation intérieure du Stade olympique.
Et surtout parce que Montréal n'a pas encore obtenu de franchise.
Deux projets avancent maintenant en parallèleC'est peut-être la chose la plus fascinante de toute cette histoire.
À un endroit de Montréal, un stade de plus de 50 000 places est déjà en reconstruction et en modernisation.
Ailleurs, un groupe qui veut ramener les Expos demande aux propriétaires montréalais de lui proposer des terrains pour en construire potentiellement un autre.
Ces deux démarches ne sont officiellement pas liées.
Le gouvernement du Québec n'a pas annoncé qu'il prépare le Stade olympique pour les Expos.
Et le Projet Peanut n'a pas annoncé qu'il abandonnait l'idée d'un nouveau stade pour retourner au Parc olympique.
Mais si Montréal devient réellement candidate à une expansion de la MLB, la question finira inévitablement par se poser.
Construire?
Ou transformer?
Un nouveau ballpark de 32 000 places avec Montréal derrière le champ extérieur?
Ou un Stade olympique complètement modernisé, avec des gradins rapprochés du terrain et une nouvelle génération d'amateurs sous son nouveau toit?
Pour l'instant, personne ne connaît la réponse.
Et c'est précisément ce qui rend l'exercice aussi intéressant.
Les vrais projets avancent. Nos maquettes, elles, peuvent maintenant commencer.



