
Dans la tribune Zone Expos
Montréal remporte la série mondiale! Expos 5, Yankees 4
26 oct. 2026 · 17 vues
Il est 23 h 12, un samedi soir d’octobre 2033, au nouveau stade de baseball du centre-ville de Montréal.
Les Expos disputent le septième match de la Série mondiale contre les Yankees de New York.
Pas les Expos de 1994. Pas une équipe de transition. Une vraie équipe, bâtie pour gagner, avec un noyau québécois, latino et américain qui fait peur à toute la ligue.
Et en face, les Yankees ont fait ce que les Yankees font toujours : ils ont acheté.
Les Yankees ont sorti le chéquier
New York arrive à Montréal avec une formation absurde.
Bobby Witt Jr., acquis dans une méga transaction trois ans plus tôt, frappe troisième. Elly De La Cruz, signé en agence libre après que les Yankees ont offert un contrat que personne d’autre ne pouvait égaler, occupe le centre du champ. Jackson Chourio, arraché aux Brewers dans un échange de prospects, joue au champ gauche.
Et au monticule pour le septième match : Paul Skenes.
Oui, les Yankees ont fini par l’avoir. Après des années de rumeurs, New York a payé le prix : trois prospects de premier plan, deux choix de première ronde et un lanceur étoile. Parce que les Yankees ne reconstruisent pas, ils achètent des championnats.
Leur alignement ressemble à une équipe de jeu vidéo.
Mais Montréal a quelque chose que l’argent ne peut pas acheter : une ville qui attend ça depuis 2004.
Les Expos, bâtis pour durer
Les Expos ne sont pas devenus compétitifs par accident.
Leur premier vrai visage est Jesús Made, l’arrêt-court vedette repêché à l’expansion et devenu l’un des meilleurs joueurs de la ligue. En 2033, il a 26 ans, il frappe au deuxième rang et il vole des buts comme si la deuxième base lui appartenait.
Derrière lui : Konnor Griffin, le centre field acquis dans un échange avec Pittsburgh avant même son arrivée dans les majeures. Il est devenu le visage offensif de la franchise, un frappeur de 30 circuits et 30 buts volés qui fait vendre des chandails dans trois langues.
Au troisième but : Kevin McGonigle, le petit frappeur élite devenu un leader silencieux. Au champ droit : Josue De Paula, le gauche des Dodgers repêché par Montréal à l’expansion et transformé en menace de 40 circuits.
Et au monticule pour le match décisif : Kade Anderson, le gaucher de Seattle devenu l’as des Expos. Il a 29 ans, il lance dur, il ne panique jamais et il déteste les Yankees avec une intensité parfaitement compatible avec Montréal.
Le match
Les Yankees frappent d’abord.
Witt Jr. ouvre la rencontre avec un simple. De La Cruz enchaîne avec un circuit de deux points. Skenes, en bas de première, a déjà une avance de 2 à 0.
Le stade se tait une seconde.
Puis Made répond immédiatement : simple, but volé, et point marqué sur un simple de Griffin. 2 à 1.
En quatrième, De Paula égale la marque avec un circuit énorme dans la tribune gauche. Skenes regarde la balle partir, puis frappe du poing dans son gant.
Les Yankees reprennent les devants en sixième : circuit solo de Chourio. 3 à 2.
New York ajoute un point en septième sur un sacrifice de Austin Wells, vieilli mais toujours utile comme frappeur désigné. 4 à 2.
Tout ressemble à un scénario classique. Les Yankees ont les vedettes. Les Yankees ont la profondeur. Les Yankees ont l’expérience.
Mais les Expos ont le dernier mot.
La huitième
Contre Skenes, épuisé après 105 lancers, Made frappe un double au champ centre.
Griffin travaille une marche.
Puis McGonigle frappe une simple au champ droit. Made marque. 4 à 3.
Le manager des Yankees sort Skenes. Mauvaise idée.
Le nouveau lanceur, un stoppeur acheté à la date limite, affronte De Paula avec deux retraits.
Compte de 3-2.
Circuit.
Circuit au champ gauche. Trois points. Les Expos mènent 5 à 4.
Le stade perd la tête.
La neuvième
Anderson revient au monticule pour la neuvième. Il a lancé 112 lancers. Son manager ne le retire pas.
Witt Jr. frappe un simple.
De La Cruz frappe une balle profonde au champ droit. Griffin recule, recule encore, saute au mur.
Prise.
Chourio reçoit une marche intentionnelle.
Deux retraits, deux coureurs.
Aaron Judge, 41 ans, entre comme frappeur suppléant pour un dernier tour de piste. Le stade le salue, parce que même à Montréal, on respecte les monstres du baseball.
Mais respect ne veut pas dire pitié.
Anderson lance une rapide à 99 milles à l’heure.
Judge frappe.
La balle monte vers le champ centre.
Griffin court.
Il tend le gant.
Prise.
Expos 5, Yankees 4.
Montréal est champion du monde.



